Comment débuter le yoga à la maison : Guide complet à Nantes
Le guide ultime pour créer sa pratique personnelle de yoga (Sadhana) à Nantes
Si vous lisez ces lignes, vous faites probablement partie de l'une de ces deux catégories : soit vos cours collectifs ne vous suffisent plus et vous avez soif d'autonomie, soit vous avez du mal à rester régulier parce que, soyons honnêtes, la vie est intense.
Entre les exigences professionnelles, la météo imprévisible de Loire-Atlantique et la charge mentale quotidienne, trouver l'énergie de préparer son sac et de traverser Nantes pour aller au studio (même si notre studio situé en plein centre-ville dans le quartier Champs de Mars - Madeleine reste très accessible !) peut sembler insurmontable pour maintenir son bien-être à Nantes. Mais et si le sanctuaire que vous cherchez se trouvait déjà sous votre propre toit ?
Même le plus petit appartement nantais peut accueillir une routine transformative. Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’un espace de la taille d’un tapis et de la volonté de commencer. Voici les cinq piliers pour développer votre Sadhana ; votre pratique personnelle dédiée pour débuter le yoga à la maison.
L'architecture du sanctuaire : créer votre espace
En psychologie environnementale, le « cadre de comportement » est primordial. Si vous essayez de pratiquer au milieu d'un salon encombré avec votre téléphone qui vibre, votre cerveau reste en mode « tâche ». Pour passer en mode « yoga », vous avez besoin d'un espace dédié.
Le pouvoir de la neuro-association : Dédiez un coin spécifique de votre maison à votre pratique. En pratiquant au même endroit chaque jour, vous créez une association neurologique entre cet espace physique et l'état de Pratyahara (retrait des sens). À terme, le simple fait de s'installer dans ce coin fera chuter votre rythme cardiaque.
Nourrir l'environnement : Utilisez vos cinq sens. Ajoutez des plantes comme l'Aloe Vera ou la Sansevieria, excellentes car elles produisent de l'oxygène 24h/24 et purifient l'air intérieur. Créez un petit autel avec des objets qui vous inspirent : une photo de vos professeurs de Sattvic Element, des pierres ou des coquillages récoltés sur la côte atlantique, et des cristaux. Alternez entre les shastras (textes sacrés), comme les Yoga Sutras ou la Bhagavad Gita, pour nourrir votre Jñāna Yoga (yoga de la connaissance). Petit bonus : gardez un carnet à portée de main pour noter les percées créatives qui surgissent pendant la méditation.
Le rituel d'installation : Faut-il laisser son tapis déroulé ? Le laisser sorti réduit la charge mentale du démarrage. Cependant, il existe une satisfaction profonde et consciente dans le rituel de dérouler son tapis ; un acte qui signale à votre subconscient : Atha Yoga Anushasanam (Yoga Sutra 1.1), « maintenant, l'étude et la pratique du yoga commencent ».
Le timing et la pratique « circadienne »
Dans la tradition du Hatha Yoga, le moment le plus propice est le Brahmamuhurta (l'heure du créateur), environ 48 minutes avant le lever du soleil. Mais dans un contexte moderne, le meilleur moment est simplement celui que vous respecterez.
L'avantage du matin : Une petite routine yoga matin est un super moyen de débuter le yoga seul. Pratiquer avant que la journée ne commence permet d'avoir une « boîte de réception mentale » vide. Avec moins de bavardage mental (Chitta Vritti), votre méditation sera naturellement plus fluide. Même si le corps est plus raide le matin, il s'adapte avec la discipline et cette raideur finit par se dissiper plus vite. C'est l'occasion d'écouter ce que votre corps communique au lieu de « forcer » pour transpirer. Vous générerez de la dopamine et de la sérotonine, une « caféine naturelle » qu'un double expresso ne peut égaler !
La phase d'observation : Pendant trois jours, ne pratiquez pas au sens traditionnel. Devenez l'observateur. Notez quand votre énergie est au plus haut et quand elle chute. Si vous êtes une jeune maman, votre « moment propice » est simplement celui où votre partenaire peut prendre le relais. Testez, écoutez et n'ayez pas peur de changer d'horaire. Aucun effort n'est jamais perdu.
La science de la discipline : pourquoi "3 postures" suffisent
La plupart des gens échouent car ils placent la barre trop haut. Penser qu'une séance de moins de 60 minutes "ne compte pas" est la recette idéale pour l'épuisement.
La boucle de récompense de la dopamine : Chez Sattvic Element Yoga Nantes, nous enseignons à nos stagiaires en formation initiale de professeur de yoga 200h la « règle de trois » : engagez-vous à ne faire que trois postures.
Pourquoi ça marche : Lorsque vous vous fixez un objectif qui demande un effort et que vous l’atteignez, votre cerveau libère de la dopamine. C’est la « molécule de la récompense », celle qui renforce les habitudes.
Si vous visez 60 minutes et que vous ne faites que 20, vous avez l’impression d’avoir échoué ; en revanche, si vous vous fixez 3 postures et que vous pratiquez finalement 20 minutes, vous vous sentez comme un héros ou une héroïne !
Utilisez votre biologie pour construire votre discipline : selon l’étude de 2019 Modeling Habit Formation in the Real World, il faut en moyenne 66 jours pour installer une nouvelle habitude. Bien sûr, chaque personne est différente, mais en règle générale, gardez les choses simples durant le premier mois. Une fois que vous sentez que le rythme est installé, ajoutez progressivement.
Maîtriser les fondations : le pouvoir de la répétition
L'autonomie est une compétence. Sans professeur, on peut vite tomber dans le chaos mental de la planification et finir par abandonner. Le secret ? La répétition avec les Surya Namaskar (Salutations au Soleil).
Méditation en mouvement : C'est la séquence de base parfaite. Elle offre un équilibre entre flexion et extension de la colonne, mobilise presque toutes les amplitudes de mouvement des articulations et s’adapte à tous les niveaux d’énergie et de mobilité. En devenant « automatique », elle permet de sortir du mental pour entrer pleinement dans le corps.
La magie d'Ujjayi : Utilisez la respiration Ujjayi (dite « victorieuse ») et découvrez le fameux lâcher-prise. Ce souffle sonore et chauffant agit comme un métronome. Oui, vous aurez peut-être l'air de Dark Vador, mais quand le mouvement s'aligne sur le souffle, l'esprit entre en état de Dhyana (méditation). C'est là que la magie opère : quand le cerveau arrête de « conduire le bus », vous découvrez votre véritable capacité intérieure et déconstruisez les histoires que vous vous racontez sur vos limites.
Faire le pont : la communauté de yoga hybride
Le yoga est traditionnellement une pratique de lignée. Pratiquer seul est vital, mais rester connecté à une communauté (Sangha) garantit la sécurité et l'inspiration.
L'expertise locale : Ne devenez pas un ermite. Beaucoup trouvent qu'une approche hybride est idéale. Venez en studio chez Sattvic Element, notre studio de yoga nantes centre, une fois par semaine pour affiner votre alignement, puis intégrez ces leçons chez vous.
Outils numériques : Si l'autonomie totale vous pèse, utilisez nos cours en ligne ou nos streamings en direct. C'est le moyen idéal d'avoir un professeur « avec vous » dans la pièce tout en restant chez vous.
Conclusion : incarner la pratique de yoga
On appelle cela une « pratique » car ce n'est jamais un produit fini. C'est un processus d'exploration et parfois d'échec. Le but n'est pas de réussir l'équilibre parfait au milieu de son salon, mais d'être présent pour soi-même quand personne ne regarde.
Lâchez l'idéalisme. Célébrez les petites victoires. Qu'il s'agisse de cinq minutes de respiration, d'actions désintéressées dans votre quotidien (Karma Yoga) ou d'une heure de flow intense, tout compte. Soyez constant, et vous verrez votre monde, votre corps et votre esprit s'épanouir.
Article rédigé par Nicole « Cole » Zaccaria, fondatrice et formatrice de Sattvic Element Yoga Nantes, certifiée E-RYT 500 par Yoga Alliance.
Crédit photo : Bubbly Deer Studio
Crédit vestiaire : Géopélie